PROGRAMME

Du 2 au 12 juin, de 10h à 19h. Tous les jours sans interruption. Nocturne le jeudi 9 juin jusqu’à 21h.
Toutes les conférences, présentations et démonstrations ont lieu dans la salle d’exposition, plateau de la friche Lamartine, 11 rue Claudius Pionchon, Lyon 3.
Pour les conférences, réservation conseillée, par mail à l’adresse contact@bling-ring.fr

DÉTAIL DES CONFÉRENCES

Vendredi 3 juin, 18h30. Conférence de Christine Masseron, historienne du bijou

Introduction au bijou contemporain

Résumé :

Le bijou contemporain s’inscrit dans une longue tradition de parure du corps, pour autant il se différencie de tous les styles de bijoux que l’histoire a connu. Reflet d’une société en pleine mutation, le bijou contemporain est l’oeuvre d’artisans en quête d’originalité. Par l’usage de nouveaux matériaux, il nous rappelle que la valeur d’un bijou n’est pas seulement liée à l’usage d’un métal précieux. Dans beaucoup de cas, l’inventivité se substitue à la préciosité. Libre de préjugés, le bijou contemporain nous invite à porter un nouveau regard sur le bijou…

À propos de Christine Masseron :

Gemmologue et historienne de l’art joaillier, Christine Masseron a fait de sa spécialité les conférences dédiées aux muliples thématiques que représentent le bijou et les pierres précieuses. Enseignante dans plusieurs établissements supérieurs dédiés au luxe et à la joaillerie dont l’EAC Paris (Ecole de l’Art et de la Culture) et l’Institut national de Gemmologie, elle donne aussi des cours municipaux pour adultes à la mairie de Paris.


Samedi 11 juin, 16h. Conférence de Marine Dominiczak, bijoutière contemporaine et enseignante

La portabilité du bijou contemporain 

Résumé :

Le portabilité du bijou contemporain, artefact porteur de sens et s’inscrivant à la croisée des domaines du design, des métiers d’art et de l’art contemporain, crée du débat. Tantôt discret et jouant sur les codes de la bijouterie traditionnelle, tantôt manifeste et ostentatoire pouvant s’apparenter à de la sculpture potentiellement portable, tantôt objet à part entière, il peut aussi désormais trouver une forme d’existence numérique, immatérielle et être virtuellement porté par des avatars. 
 
Quelles sont les limites de son appelation de “bijou“ ?  
Quels héritages du bijou traditionnel persistent dans sa version contemporaine ? 
Doit-on obligatoirement lui conférer un caractère portable ? 
 

À propos de Marine Dominiczak :

Initialement formée au design de produits, puis au bijou contemporain au sein de l’École Supérieure des Arts Décoratifs (Strasbourg), Marine Dominiczak oriente son travail du bijou sur la relation qu’il entretient avec le corps du porteur, sur les relations de ce dernier avec son environnement matériel, sur ses habitudes, ses attitudes ainsi que sur sa perception au sein de la société.  Ses pièces s’inspirent et détournent des astuces formelles curieusement observées dans les trésors que renferme la nature ou dans les principes mécaniques issus de l’industrie.À travers ses objets manifestes elle suscite un questionnement, propose de vivre une expérience à travers la manière dont l’objet est porté sur et par le corps. Marine Dominizack enseigne en DN MADE « Bijou, Matériaux et Usages » à Valence

Samedi 11 juin , 17h.  Conférence par Brune Boyer, docteure en anthropologie

La fabrique d’un bijou contemporain : observer la pratique pour retracer l’émergence d’un bijou.

Résumé :

À partir de la description de l’émergence d’un bijou qui s’attachera à prendre en compte l’ensemble des données de l’observation en faisant la part belle aux détails, nous verrons la multiplicité des actions qui animent la création. L’exemple de la conception d’un bijou pour une exposition sur le thème de L’or nous permettra d’appréhender tout ce qui entre en jeu pour répondre à une telle invitation : nous découvrirons comment le bijou se construit dans un espace-temps dilaté et dans un entrelac d’opérations qui réunit des promenades citadines, des questionnements sur la notion de préciosité, des découvertes techniques, des rencontres, etc. En retraçant au plus près le processus de création, sans a priori sur l’aspect anecdotique de certains méandres, nous tenterons d’accéder à une compréhension plus fine de cette construction et de rendre compte des correspondances qui s’établissent entre les différentes expériences pour donner formes au bijou.

À propos de Brune Boyer:

Brune Boyer, bijoutière-plasticienne, docteure en anthropologie est l’auteure d’une thèse intitulée « La fabrique du bijou contemporain : ethnographies d’ateliers » (2020). Elle a été invitée à différentes occasions pour faire part de ses recherches,  citons : « Actions tangibles ou opérations abstraites ? Observer la pratique pour retracer l’émergence d’un bijou » lors de la journée d’étude Joaillerie et abstraction chez les artistes et créatrices du xxe siècle, organisée au Centre Pompidou par L’École des Arts Joailliers avec le soutien de Van Cleef & Arpels (2021) ; « La fabrique du bijou contemporain : ethnographie d’atelier », organisée par le Vander A Observatory à Bruxelles (2020) ; « Interpréter l’art et la manière : que veut dire tricher dans un atelier de bijoutier ? » lors de la journée d’étude Approches matérielles et processuelle de la création, EHESS (2018). Cette dernière a fait l’objet d’une publication in Thomas Golsenne, Francesca Cozzolino (dir.), Approches matérielles et processuelle de la création, Images re-VUES, histoire, anthropologie et théorie de l’art. https://journals.openedition.org/imagesrevues/6545.(2019)


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